IGHIL ALI

IGHIL ALI
Ce village je l'adore, les gens qui y vivent sont genereux et accueillants, je n'y vais pas très souvent mais c'est un village à connaitre. C'est juste après la commune de Boudjellil et à coté de Ait R'zine. C'est également la route que j'emprunte pour aller à BBA ( Bourdj Bou Arrerridj ).

# Posté le vendredi 15 avril 2005 15:53

Modifié le jeudi 26 janvier 2006 14:15

IGHRAM

IGHRAM
Je connais cette ville c'est juste avant Akbou.
c'est aussi la ville où est né mon père


La commune d'IGHRAM est localisée en haute Soummam, sur sa rive gauche. Elle est située au sud ouest de la wilaya de Bejaia ; distante de plus de 70 Km de son chef-lieu et moins de 05 Km du chef-lieu de la commune d'Akbou. Elle s'étend sur une superficie de 5011 Ha ; se trouve comprise entre latitudes 4031,5 et 4043 ; et les longitudes 627 et 635,5.


Administrativement, elle est limitée :
Au nord par la wilaya de Tizi Ouzou ;
Au sud par les communes d’Akbou et Tazmalt ;
A l’est par les communes d’Akbou et Chellata ;
A l’ouest par la commune de Beni Melikeche.

Pour une superficé de 50,11 Km2, la population de la commune d'IGHRAM est estimé à 16 878 habitans dont 8 472 masculins et 8 406 féminins avec une densité de 332 hab/km2 (statistiques au 31 /12 2003).


Son territoire présente une topographie accidentée, comprend deux zones distinctes ; une zone constituant la zone de montagne proprement dite avec toutes ses caractéristiques et occupe presque la totalité de l’espace communal, et une autre zone a superficie presque infime par rapport a la précédente, ou les pentes sont relativement douces ; c’est la partie alluviale et l’ouest de la zone industrielle d’Akbou.

Sur réseau routier représenté par plusieurs pistes qui traversent le territoire communal qui sont d’ailleurs dans un état goudronné et nécessite un entretien permanent pour assurer une meilleure praticabilité.



Le peuplement humain se caractérise par une forte densité au niveau des anciens noyaux (IGHIL NACER, AIT AMAR OUZZEGUENE, TASLENT,…) ; cette caractéristique est dus a influence du relief. Ces noyaux présentent une caractéristique morphologique similaire a savoir un tissu très dense de constructions agglomérées à un seul niveau, construites avec les matériaux localement disponibles – ici la pierre – avec une couverture en tuiles rondes. Les habitations sont centrées autour de cours intérieures tant que l’activité agricole constitue la ressource de base des familles, la construction a la double fonction, d’habitation et d’exploitation agricole, accueillant les bêtes de sommes, les ovins, et parfois les bovins élevés par la famille.

La guerre de libération et l’émigration ont vidé ces villages de leur population ce qui a engendré un double processus : dégradation relative du bâti mais peu de transformation du bâti.

Le climat qui régné à IGHRAM fait que les hivers et les étés sont respectivement doux et chauds ; les précipitations moyennes interannuelles varient entre 6,33 mm et 70,45 mm avec un pique pluviométrique au mois décembre. En raison hivernale la commune reçoit une moyenne de 63,63 mm d’eau .La neige occupe les altitudes les plus élevées de la haute montagne. Par contre les températures oscillent entre 8,68 C° et 30,80 C°.

Sur le plan économique la commune d’IGHRAM ne connaît pas de dynamisme par manque d’équipement qui fait que la commune dépend totalement de la commune d’Akbou.

# Posté le vendredi 15 avril 2005 15:34

Modifié le vendredi 15 avril 2005 17:06

KHERRATA

KHERRATA
Kherrata, le village hydro-électrique
Kherrata du mot arabe kherata (les laboureurs) est situé sur la route de Sétif à Bougie, à 52 km au nord de Sétif sur l'Oued Agrioun et au pied des Babors (2004m), à l'entrée des gorges du Chabet El Akra (ravin du bout du monde) que personne n'avait franchies avant la création du village.

La création
-----Kherrata fut fondé par trois déportés politiques après les journées sanglantes de juin 1848 en métropole Girard, Roynel et Lyonel qui avaient fait vœu de célibat.
-----Ils reposent tous trois à l'entrée du cimetière dans un même tombeau.
-----La piste venant de Sétif n'allait pas plus loin.
-----Le percement de la route des gorges fut réalisé de 1863 à 1870. Une plaque commémore ces travaux à l'entrée des gorges en venant de Bougie. Les premiers soldats qui franchirent les gorges par l'Oued Agrioun étaient des Tirailleurs aux ordres du commandant Demaison.
-----Longues de 7 km entre des parois rocheuses d'un millier de mètres de hauteur, les gorges voyaient chaque dimanche des centaines de Sétifiens- retour du week-end à la mer- faire étape à la cascade dite " An Sar Azegra " en kabyle "Source fraîche bleue" Kherrata se situant en Petite Kabylie.
-----Après avoir "monté"le premier moulin à grains de la région entraîné par les eaux de l'Oued Agrioun, les fondareurs du village créèrent les fermes de "Mérouah"(l'éventail) et "Bouramtane" (élevage, céréales, vignes).
De nouveaux arrivants peuplèrent le village, construisirent leurs demeures ainsi que les hôtels de Kherata et du Chabet El Akra, la gendarmerie et d'autres bâtiments administratifs.
-----Le premier médecin fut le docteur Valton. Un pic de la Chaîne des Babors porte son nom à la suite d'une banale mésaventure. En effet, grand amateur d'escalade, notre médecin fut un jour surpris par l'obscurité au sommet d'un pic. Il dut y passer la nuit.
Par la suite les habitants du village n'hésitèrent pas à baptiser ce pic du nom de ce brave toubib.
-----Vers 1900 le village a étédesservi par un service de diligences reliant chaque jour Sétif à Bougie en 13 à 14 heures, avec cinq relais de chevaux en cours de route. Le château Dussaix fut construit en 1913. En 1921 et succédant aux trois fondateurs, M. Eugène Dussaix fit construire l'église. La cloche fut offerte par M. Augustin Calotin.
-----Kherrata faisait partie intégrante de la commune mixte de Takitount dont le siège était à Perigotville.
-----Il convient de rappeler que le département de Sétif fut créé par décret du 28juin 1956, que le département de Bougie le fut par décret du 17 mars 1958 et que par décret du 7 novembre 1959, ce même département fut supprimé et son territoire rattaché pour partie au département de Sétif qui comprenait alors 9 arrondissements dont Kerrata avec siège de la sous-préfecture au même lieu.
Les premiers colons reçurent de l'Administration, un lot de terrains à bâtir, un lot de jardins de 33ares, une concession de 40 ha qu'ils devaient exploiter pendant cinq ans pour avoir le titre de propriété

L'aménagement hydroélectrique
-----A compter de 1949-1953, Kerrata a connu un essor extraordinaire à l'occasion de l'aménagement hydroélectrique de l'Oued Agrioun.
-----Après la mise en service de l'usine de Darguinah en 1952, le barrage de 1'Ighil Emda et l'usine souterraine de Kerrata en 1953, firent de cette région un centre névralgique important d'où partaient des lignes se dirigeant sur Alger et Bône.
-----L'aménagement de l'Oued-Agrioun est entré le premier dans la période de la réalisation en raison d'un certain nombre de facteurs favorables qui étaient la facilité d'accès, la facilité relative des travaux et une meilleure connaissance du régime de cet oued.
Sa production totale est de 198 millions de kWh, soit 25 % de la consommation algérienne actuelle. La puissance installée de 95 000 kW en fait une usine de pointe et de forte charge d'autant plus précieuse que le réservoir amont peut stocker 75 % du débit annuel moyen.
-----Ainsi que beaucoup d'autres, le village a connu, hélas, les émeutes du 9 mai 1945 et dû dénombrer huit victimes parmi la population européenne, Kerrata fut délivré par la Légion Etrangère. Une plaque gravée dans la roche des gorges représentant l'emblème de la Légion et 1945 commémore ces faits d'armes.
-----La guerre d'Algérie (1954-1962)devait à nouveau troubler le village qui connut divers attentats et assassinats.
-----Puis vint l'heure de l'exode. Les Européens durent abandonner leurs biens et leurs morts qui reposent maintenant en terre étrangère.

Henri Sax.

Quinze années exaltantes
-----C'est à Kherrata qu'en 1947 avec mon épouse, nous avons fondé notre foyer. Nos quatre enfants y sont nés entre 1948 et 1961.
Mon épouse a enseigné quelques années à l'école primaire et moi j'ai très modestement participé à l'aménagement hydroélectrique de l'Oued Agrioun. Oued sauvage descendant du massif des Babors et nommé Oued Berd, jusqu'au confluent avec l'oued Embarek. Il traverse Kerrata et s'engouffre dans les gorges du Chabet El Akra et va rejoindre notre mer à Souk El Tenine.
-----C'est dans cette vallée sauvage que j'ai vu naître et grandir le progrès au prix de gigantesques travaux, qui ont demandé beaucoup de peine, de sueur de peurs, de blessés et malheureusement de morts, mais aussi de grandes joies lors de belles réussites techniques. De janvier à février 1948 nous avions subi journellement de très nombreuses secousses sismiques. Au village plusieurs maisons ont été endommagées, le clocher de l'église sectionné mais ne s'est pas écroulé, le moulin Dussaix fissuré sérieusement. Période pénible à vivre, de nombreuses personnes avaient quitte le village pour rejoindre des parents dans des lieux plus calmes, Ces travaux ont engendré, un afflux d'entreprises, de personnes, les commerces ont prospéré. Tout les habitants des lieux ont eu du travail, la vie est devenue plus facile, C'était un mieux être pour toutes les communautés et les relations étaient excellentes. La commune put construire une magnifique mairie, l' hôpital, deux écoles, une mosquée, une station de pompage pour l'alimentation en eau potable du village. Les sources n'arrivaient plus en été à subvenir aux besoin des populations. Le 27 juin 1954, c'était l'inauguration en grande pompe des barrages et usines avec comme slogan " Adieu la bougie, fini le kanoun, Vive l'énergie de l'Oued Agrioun " Et quatre mois plus tard c'était le début de la rébellion,. Les cités ouvrières se sont vidées peu à peu, beaucoup de personnes ont rejoint l'aménagement de l'Oued Djendjen, au dessus de Ziama Mansouriah.
-----Sur ce chantier plusieurs de mes collègues et amis ont perdu la vie, assassinés comme seuls savent le faire les sauvages, laissant jeunes et enfants dans un désarroi abominable.
-----A Kerrata, Darguinah, Djendjen, Ziama Mansouriah, ces huit années de massacre et de destructions, des personnes et des biens, toute cette folie sanguinaire, s'est terminée par l'exode.
-----" Que reste-t-il de nos amours " ???

# Posté le vendredi 15 avril 2005 15:14

LEFLAYE

LEFLAYE
la ville de El Flaye c'est un village qui se situe prés de la ville de Sidi Aich.

# Posté le vendredi 15 avril 2005 15:08

MELBOU

MELBOU
Melbou est une tout petite ville cotiére de 3000 ames en kabylie basse sur la cote et le litoral de la commune est d'environ 11 km

# Posté le vendredi 15 avril 2005 14:43